samedi, 21 novembre 2009

L'orange vous va si bien

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Ne changez rien. L'orange est défintivement une jolie couleur qui vous va si bien...

jeudi, 19 novembre 2009

Beaujolais Nouveau is back again

beaujolais.jpgOù en est la tradition du Beaujolais Nouveau en 2009 ? Alors que la consommation d'alcool dans la rue est désormais menacée, combien de temps nous reste-t-il encore pour savourer en nombreuse compagnie un ou plusieurs verres de ce breuvage souvent annoncé comme très fruité, trop acide pour les estomacs délicats, anormalement rouge pour les esprits suspicieux mais toujours bon pour le tiroir-caisse ? On se pose la question chaque année en se promettant que cette fois est la dernière et puis on y retourne car les traditions, surtout lorsqu'elles revêtent leurs plus beaux habits de fête, valent toujours la peine d'être perpétuées.

C'est un peu la honte, non ?

equipe.jpegOn parle déjà de la main de Dieu, en référence directe au geste de Maradona qui avait permis à l'Argentine d'alors de sortir victorieuse d'un quart de finale mémorable contre l'Angleteterre. Les commentateurs s'enflamment déjà un peu trop. Car il s'agissait là de Diego Maradona et on disputait un quart de finale de Coupe du Monde qui sera finalement remportée par la même Argentine. En restant raisonnable, on se souviendra qu'on disputait le 18 novembre 2009, au Stade de France un modeste match de barrage, que la physionomie du match avait peu à voir avec la réputation passée d'une équipe qui connut son heure de gloire quelques années auparavant quand elle possédait des joueurs de grand talent, un esprit authentique et de vrais leaders. Malheureusement, nous vivons encore dans le souvenir de moments glorieux. Or, l'équipe de France est aujourd'hui une équipe parmi d'autres, avec des joueurs comme les autres et donc faillibles voire parfois limites, un sélectionneur plus que jamais décrié à cause de son manque de charisme et qui ne doit lle maintien à son poste qu'à la chance (une main en 2009, le retour inespéré des prodiges en 2006), un avenir qui se joue en permanence sur le fil du rasoir. Bref, notre belle équipe de bleu vêtue a vécu et les doutes sont largement permis sur l'intérêt de la voir évoluer dans un jeu désormais sans inspiration.

mercredi, 18 novembre 2009

#39 – La farce cachée de l'entreprise

snowwhite.jpgJe me souviens d'une époque pas si lointaine où il fallait être un as de l'informatique pour éditer sur internet. Cette époque est désormais révolue. N'importe qui peut publier n'importe quoi, n'importe quand. Et c'est tant mieux dans mon cas car je peux démarrer sans plus attendre. J'ai sélectionné les photos, celles où je suis seul, bronzé, souriant et avec cet air recommandable qui me fait passer pour un gendre idéal, même si ce n'est pas le but recherché ici, mais on s'en fout ça rassure le chaland et c'est bien là le principal. Pour le reste, les clichés plus suggestifs, voire coquins, j'ai acheté un petit appareil numérique avec un pied. A en croire ce que j'ai observé, il est inutile de basculer dans la pornographie pour susciter l'intérêt. Le suggestif devrait suffire. Afin d'établir mon book de référence, j'aurais pu compter sur la complicité d'un tiers de confiance mais cette personne n'existe pas. Qui serait, dans ce cas de figure, suffisamment digne de confiance pour entrer dans la combine en jurant sur la tête de plusieurs générations que non il ne dévoilera pas les projets d'expansionisme sexuel du grand Stan ? Personne, absolument personne. Inutile de rêver. Ma vie, tout le monde s'en fout mais ce genre d'information croustillante, ça intéresse tout le monde. Pensez donc m'sieurs, dames, ce brave gars dont vous croisez le regard tous les matins en arrivant au bureau n'est en fait pas celui qu'il prétend être, un modeste hôte d'accueil d'une PME prospère. C'est une escorte masculine, une putain de luxe, un guy next door dont vous pouvez abuser sexuellement si vous êtes disposées, mesdames (ladies only !) à débourser au moins trois cents billets. Vu comme ça, la marchandise n'a plus la forme, ni la même couleur. Je dois donc me débrouiller seul pour la mettre en scène et surtout en valeur avec l'aide d'un retardateur récalcitrant. Pas facile d'être un homme objet !

 

vendredi, 13 novembre 2009

Gentillesse ?

Mr Gentil 1.jpgInutile de se leurrer. Si l'on décrète que telle journée sera le jour de quelque chose, c'est qu'il y a un marchand en embuscade prêt à vendre n'importe quoi. Concernant le jour de la gentillesse, le 13 novembre, il y a forcément lieu de se poser la question. Tout d'un coup, alors que la crise bat encore son plein, que la grippe a dépassé le simple stade de la menace et que l'avenir du monde semble compromis à partir de 2012, on nous balance un jour de la gentillesse, le jour même du Super Loto et de la cagnotte du Quinté. Qui se cache donc derrière cette plaisanterie ? Qui va gagner de l'argent en proclamant de telles réjouissances ? C'est peut-être encore un peu tôt pour en parler. L'avenir nous dira qui sera susceptible de s'enrichir sur le dos de notre bon cœur, m'sieur, dame...

 

mardi, 10 novembre 2009

C'est la saison du Dino

Dean_Martin_1.jpgPourquoi, à l'approche de Noël, me vient-il une envie irrésistible de m'écouter du Dean Martin en boucle ? Tandis que l'hiver nous contraint à l'abri, à passer un col roulé, à chausser d'épaisses chaussettes de laine qui gratte, à se blottir les uns contre les autres, à se rapprocher du feu, la voix chaude du crooner nous enveloppe dans son cocon et ne manquent plus que quelques flocons de neige, des lumières qui clignotent et c'est tout le gnangnan du cliché de Noël qui surgit. Vas-y donc Dino, pousse-nous ta chansonnette. "It's a marshmallow world in the winter..."

mercredi, 04 novembre 2009

#38 - La farce cachée de l'entreprise

maninspafuture.jpgEt si tout reposait sur le concept du 'guy next door' ? J'ai vu que cela fonctionnait assez bien pour les filles, le fantasme de la fille d'à côté, la voisine du dessus soudain transformée en tigresse lubrique, qui derrière les lunettes de l'honnête travailleuse et l'austérité de ses vêtements cache une personnalité originale et surtout une sexualité débridée. Et pour les hommes qu'est-ce que cela donnerait ? Le coup du facteur semble carrément dépassé, à moins peut-être d'opérer dans des campagnes encore très reculées. Mais seraient-elles encore prêtes à payer ces femmes qui depuis des générations se tapent le facteur gratos pendant que le mari est bien trop occupé par ses champs ou ses bêtes ? Tout simplement inimaginable ! Le 'guy next door' évolue en milieu éminemment urbain auprès d'une clientèle allant de la ménagère en mal de câlin à l'executive woman surmenée et sans temps à consacrer à la recherche d'un partenaire pour l'accouplement. Le 'guy next door' est l'incarnation du fantasme du plombier à domicile ('bonjour c'est le plombier, hum !'), de l'installateur du câble ('bonjour je suis l'installateur du câble, hum, hum !'), du livreur de pizza (bonjour, c'est le livreur de pizza, hum, hum, hum !) du réparateur de lave-vaisselle ('bonjour, c'est Darty ma p'tite dame !). Il est l'objet de toutes les convoitises car il est accessible et disponible, et bien sûr extrêmement serviable. Je veux bien être cet homme là, un homme objet que l'on oublie après usage et que l'on rappelle quand l'envie devient trop pressante. Je serai sans conséquence, si ce n'est financière parce qu'il faudra vous acquitter d'au moins deux cents euros, mesdames. Comme les nouveaux péages, tout dépendra de l'heure de passage, et si la prestation de service demandée a lieu en semaine ou pendant le week-end. J'ai préparé une grille assez simple directement disponible sur ma page internet. Tarif public et non négociable. Ne reste plus qu'à ouvrir ma petite affaire...

 

mardi, 03 novembre 2009

La collection

190.jpg73.jpg39.jpg81.jpgElles affluent de partout. Les vraies jolies femmes se font d'abord discrètes. Puis soudain, les voilà qui nous éclaboussent de leur beauté. Comment réagir ? Feindre l'indifférence et ignorer ce don du ciel posé juste là devant les yeux ? Se jeter à corps perdu dans une improbable conquête ? Ou surtout ne rien faire de peur que la vision ne disparaisse. Je préfère profiter du spectacle tant qu'il dure, ne plus bouger et enregistrer les images pour les ranger dans ma collection.

mercredi, 28 octobre 2009

#37 – La farce cachée de l'entreprise

smilingbob350.jpgComment vais-je me sortir de cette mauvaise passe ? J'ai les RH sur le dos. Ce n'est donc pas exactement le moment de déconner. C'est à croire qu'Yvonne était en reconnaissance pour sa chef. Elle a testé à nouveau la marchandise pour vérifier qu'elle n'était pas périmée. Qu'a-t-elle pu bien lui dire à Josy ? Que la date était dépassée ? Que le bonhomme valait encore la peine ? Que décidément ce Stan était le coup du siècle et qu'elle serait même prête à payer pour profiter encore un peu de la chaleur de son corps ? Je ne sais pas. Toutes les deux me regardent bizarrement. Comme si elles savaient quelque chose. Impossible. L'intuition féminine est certes pleine de ressources, je ne vois pas comment elles pourraient se douter un seul instant de mes nouveaux projets. Je dois cependant me méfier car le succès de l'opération doit respecter un certain timing. Pas question de lâcher la proie pour l'ombre. En attendant d'avoir stabiliser mon activité d'escorte, je dois continuer dans ce job un peu nul mais qui a le mérite de payer les factures à la fin du mois. Josy ne doit rien savoir. Je la sais trop à cheval sur les règles du droit quand cela l'arrange. Je continue donc à exécuter gentiment les tâches pour lesquelles on me paye, sans broncher, avec le sourire même, avec un soupçon de zèle parfois pour rassurer tout le monde et surtout faire comme avant mes grands projets, quand j'étais seulement le sympathique Stan de l'accueil, le gars à qui l'on sourit le matin et que l'on salue le soir en partant. Pas de raison que cela change. Tout le monde est viscéralement réfractaire au changement. C'est inscrit dans nos gênes. Nous ne sommes que des animaux, certes doués de parole pour l'essentiel et d'une relative capacité de réflexion pour beaucoup, mais à l'instar du caniche, notre équilibre repose la stabilité de l'habitude. Personne n'est en mesure ici d'imaginer que demain le brave Stan de l'accueil, ce type à l'allure somme toute assez ordinaire pourrait soudain se métamorphoser pour devenir votre escorte d'un soir inoubliable mesdames. Tiens, voilà une première bonne approche ! Je vais travailler sur le côté impromptu et la proximité...

 

mercredi, 21 octobre 2009

#36 – La farce cachée de l'entreprise

5.jpgA force de vouloir coûte que coûte me bâtir un avenir, j'en oublie les fondamentaux du présent, comme éviter de se faire virer à l'approche de l'hiver et donc faire preuve d'un minimum de motivation pour son job, même si celui-ci est dénué d'intérêt. Josy, la DRH m'a dans le collimateur. C'est ce que m'affirme Yvonne, sa fidèle chargée du recrutement. Je la soupçonne surtout de vouloir m'attirer à nouveau dans son lit. Cela demande réflexion. Je n'ai pas encore complètement basculé dans l'amour 100% payant mais je veux dès maintenant mettre en place des règles du jeu claires dans mon nouveau rapport avec les femmes. Les passables, les pas terribles, les tronches de fin de soirée, devront désormais s'acquitter d'un tarif à mettre en vigueur dès que possible. Plus question d'abuser de ma bonne volonté sans passer au préalable par la caisse. Pour les autres catégories, cela devra dépendre de mon bon vouloir et de l'état de mes finances. Donc pour Josy et Yvonne, même combat : il faudra sérieusement songer à leur laisser la brochure avec les tarifs qui vont bien à la fin. Ne reste plus qu'à leur annoncer la chose de façon assez subtile. Mais je ne suis pas certain que la prostitution sur son lieu de travail soit très bien vu d'un point de vue RH. Peut-être devrais-je alors revoir mes ambitions à la baisse, me contenter dans ce cas de figure d'offrir l'accès à mon corps gracieusement parce que c'est vous et surtout parce que vous avez ce pouvoir mesdames de mettre tout contrevenant à vos règles sur le trottoir du jour au lendemain. Le trottoir, je veux bien y aller mais uniquement à mes conditions quand je serai prêt à donner cette nouvelle orientation à ma carrière, un élan à une carrière qui n'a jamais débuté mais qui saura trouver son vrai commencement dans la configuration que je lui ai choisi. Bon d'accord pour cette fois alors, Yvonne. C'est cadeau, ça me fait plaisir...