vendredi, 25 avril 2008
Mademoiselle
Vous voilà, immobile, belle et lascive. Que dois-je penser de ce regard ? Comment dois-je interpréter cette tenue si avantageuse ? Serait-ce une invitation, juste une tentation, un plaisir interdit ? Pourquoi une telle pose ? Ne répondez pas. Ne gâchez pas cet instant par une réponse forcément décevante. Laissez-moi rêver encore un peu, juste le temps d'enregistrer cette image dans la plus belle pièce de mes souvenirs. Laissez-moi seulement vous dire merci, sans aucune réserve.
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mardi, 22 avril 2008
Convention d'entreprise
La convention d'entreprise a toujours été un moment pénible à passer. Parfois les organisateurs s'ingénient à vouloir faire quelque chose d'original et c'est souvent râté. D'une façon ou d'une autre, on retombe irrémédiablement dans le déroulé de slides surchargées aux mises en page criardes et aux informations redondantes avec le discours de l'orateur. Celui ou celle qui est sur la scène ne fait qu'une chose : lire à voix haute ce qu'il a tapé quelques heures plus tôt sur son ordinateur. Impossible de faire la distinction avec la réunion d'équipe. Nous en sommes donc réduits à bouffer du Powerpoint à longueur de temps. Tout ça parce que la parole a été donné à tout le monde et surtout à ceux qui n'ont rien à dire (c'est pourquoi j'accorde ici la parole à quelqu'un qui a vraiment quelque chose à dire)
11:32 Publié dans Bloc Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 21 avril 2008
Un cri de girafe
La girafe est connue pour être un animal plutôt calme, surtout un peu abrutie avec toute l'herbe qu'elle s'envoie. Cet animal, c'est tout moi. Et oui c'est une bonne occasion de faire un coming-out. J'enlève la partie susbstances prohibées au cas où quelqu'un de mon entourage me reconnaitrait ici, eux qui me prennent pour un saint homme (ou un neu-neu ?). Pour revenir à la girafe, il arrive à cet animal placide de pousser un mugissement. Qu'est-ce qui peut bien provoquer un tel mouvement de révolte ? Difficile de savoir tant l'animal est peu réactif. Si la question mérite d'être posée, la réponse est tout aussi importante. En temps normal, je m'en ficherais éperdument mais là tout d'un coup mon empathie 'girafistique' s'amplifie et je m'inquiète pour elle. Mais je suis sur une piste ma Sophie (Sophie est une girafe en caoutchouc que tous les nourrissons d'Occident ont reçu à leur naissance depuis 40 ans), on retrouvera bientôt le mec qui t'a piqué ton herbe...
16:29 Publié dans Bloc Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 19 avril 2008
Le coup du lapin
Cela faisait certainement partie de mes fantasmes inavouables. Maintenant que la chose est faite, il n'y a plus de raison de s'en cacher. Le plus dur, il faut bien l'avouer, fut de trouver la victime consentante, une fille suffisament allumée pour vouloir se faire prendre par un lapin blanc et rose. Rien n'est jamais impossible. Il suffit de chercher pour se créer l'occasion. Ce fut un bal costumé avec de belles étudiantes étrangères, avides de se conformer au mieux aux coutumes locales. Il a suffi d'un bon baratin en franglais hispano-italien, de quelques vodkas cul sec et le tour était joué. Le coup fut bref mais précis. Mission accomplie. Un seul regret cependant : son prénom n'était pas Alice.
09:38 Publié dans Luxure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 18 avril 2008
People
Parfois, je me dis que j'aimerais bien voir ma tronche dans 'Voici', ivre mort, au bras d'une fille sans cerveau super belle, super sexy. J'aurais des fringues pas possible avec des lunettes de soleil même la nuit, on m'inviterait partout pour boire du champagne, absorber des tas de substances et on me trouverait intéressant, sans vraiment savoir pourquoi, juste parce que je picole, je me tape des filles canons et que mon visage fait vendre du papier. Etre people, cela pourrait être cela. La contrepartie, on la connait aussi. Dès qu'on sort le chien ou qu'on achète une baguette déguisée en survêtement, y'a un crétin pour prendre une photo que l'on retouve avec un commentaire débile, du genre 'Stan en pleine déprime fait ses courses en survet'. Être pipole, c'est un job à temps plein, pas facile, qui demande de l'abnégation et surtout une capacité incroyable à encaisser les pires vacheries. Réflexion faite, je ne suis plus très sûr de vouloir voir des bonnes femmes se foutre de moi chez le coiffeur parce qu'elles trouveraient que ma nouvelle nana, mon nouveau chien ou mon nouveau manteau sont beaucoup moins jolis que les précédents. Je vais donc rester comme je suis pour le moment.
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mardi, 15 avril 2008
Mater la voisine d'en face
Au risque de passer pour un pervers (n’en suis-je pas un après tout ?), depuis que j’ai découvert la voisine de l’immeuble d’en face, mes yeux sont irrésistiblement attirés vers elle, aimantés comme s’ils ne pouvaient plus voir sans elle. Lorsque j’ai expliqué cette découverte à mon vieux copain Nestor, il m’a traité de voyeur et de malade mental, ce qui n’est pas très sympa venant de la part d’un ami. Est-ce que je lui rappelle que Nestor est aussi le nom d’un stupide pingouin ? Quoiqu’il en soit, mâter la voisine d’en face est devenu un passe-temps dont j’ai du mal à me passer. C’est à croire parfois que ma nouvelle passion revêt un aspect obsessionnel tant mes faits et gestes sont dictés par ceux de cette créature de l’autre bout de la rue. Le bon sens devrait m’interdire de continuer. Oui mais qu’est-ce que j’y peux si elle s’habille et se déshabille presque sous mes yeux ?
Tous les matins, je la vois enfiler des sous-vêtements soyeux et tous les soirs elle fait les mêmes gestes dans le sens inverse. D’abord la culotte, puis vient le soutien-gorge. Pour les bas, elle s’assied et me tourne le dos. Quelques secondes après, je la retrouve face à moi, enfilant un chemisier, agrafant une jupe ou fermant un pantalon. A ce moment précis, elle m’appartient complètement. Le rituel est toujours le même. J’ai donc moi aussi mes petites habitudes. A 7h15 précises, mon réveil sonne et je sais qu’à partir de cet instant, je dispose d’une vingtaine de minutes pour me préparer de mon côté. Douche, rasage et thé noir. De son côté, elle dort encore. Elle se lève à 7h30 et se précipite dans la salle de bains. Moins de dix minutes plus tard, je la retrouve rien que pour moi, complètement nue et exposée à mon regard indiscret. Elle ne sait pas que je l’observe et pourtant elle déploie une telle sensualité dans l’accomplissement de ses gestes que j’ai parfois des doutes. Mais elle ne me voit pas. C’est impossible. Vu l’angle séparant nos appartements respectifs, j’ai une vision parfaite sur sa chambre et son salon tandis qu’elle ne peut voir que mes fenêtres. Je suis intouchable et c’est bien cela qui rend ma manie dangereuse pour mon équilibre mental. J’en finis par ne plus penser qu’à cela. Toute la journée j’attends le moment du déshabillage nocturne. Et le soir, je m’endors en sachant que l’effort du lever sera récompensé. Le plus bizarre là dedans, c’est que je ne connais même pas son visage. J’en devine la rondeur et la délicatesse des traits mais l’angle de vue ne m’offre qu’un corps sans tête.
Bien sûr, connaissant parfaitement sa garde robe, je pourrais me poster en bas de l’immeuble et l’attendre pour la voir passer. Mais je ne veux pas car j’ai peur d’être déçu. Je pourrais faire mieux encore, le suivre et tenter de l’aborder, au hasard d’une rue, d’un restaurant, d’un ascenseur. Mais la déception pourrait être plus grande encore. Qui sait ce qu’elle me répondrait ? Peut-être détesterais-je sa voix, son haleine ou son parfum ? Ce serait dommage de tout gâcher par une rencontre, par des mots forcément moins puissants que des rêves. En ces temps troublés de pénurie hédoniste, je ne veux pas rater ma chance et passer à côté de mon plaisir. Alors, du coin de ma fenêtre, je continue, jour après jour, à mâter la voisine d’en face.
09:46 Publié dans Bloc Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, journal, sexe, voyeurisme
dimanche, 13 avril 2008
Désolé pour hier soir
Je m'étais juré de ne pas recommencer, de faire comme dans la chanson, de rester sobre et ne pas me donner en spectacle. Et voilà le résultat, j'échoue lamentablement par terre, ivre, meurtri, vexé, tout ça parce que j'ai accepté de descendre quelques verres entre amis. Faire bonne figure, être un mec, un vrai, qui picole et se tient droit dans ses bottes, même après une demi-douzaine de whisky. Continuer à être drôle et charmant auprès de nos dames de compagnie. Se montrer entreprenant à leur égard sans être vulgaire, éviter les incitations à la débauche et les mains balladeuses. Tout est sous contrôle jusqu'au moment où tout bascule. Un regard mal interprêté et c'est la sortie de route. Je croyais que j'avais ma chance. Elle avait juste une poussière dans l'oeil. J'ai avancé conquérant, en terrain conquis et j'ai pris ma baffe, une belle baffe qui m'a fait chuter. Triste sire, la queue entre les jambes, la tête entre les mains, j'ai été nul et ridicule et ne suis pas prêt de la revoir cette petite au joli sourire. J'en suis désolé.
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samedi, 12 avril 2008
Du haut de mon cou
La girafe fait son retour. Quelle ambition pour cet atelier ? Du mon haut de son cou, la girafe va proposer du glamour, du subversif, de l'étonnant, du réjouissant, du trash, du drôle, de l'affligeant, de l'émouvant, de l'interpellant. Un mélange de billets, de chroniques, de nouvelles, un tout parfaitement incohérent. Certaines choses sont déjà prêtes et ne demandent qu'à éclore au grand jour. D'autres viendront parce que l'inspiration du moment les rendront possibles. La girafe a ses mystères...

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