samedi, 31 mai 2008
Beauté intérieure
On a osé inventer ce concept fumeux de 'beauté intérieure', un lot de consolation pour les très moches et les juste pas beaux. On a voulu faire croire aux imbaisables que oui ils ont encore leur chance, qu'un soir sur un malentendu une âme charitable s'occupera enfin de leur libido. C'est tout simplement dégueulasse. Faire croire aux gens des choses, les prendre pour des abrutis et finir par les abandonner à leur triste sort. Qui va les consoler maintenant les naïfs ? Qui veut vraiment se taper un(e) moche ?
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vendredi, 30 mai 2008
Rock n'roll attitude
C'est un truc dit et répété par notre idole des jeunes belgo-suisse-sarkozyste depuis des années mais en fait est-ce que l'on sait vraiment de quoi il s'agit ? Comment fait-on de la rock n'roll attitude ? Surtout lorsque l'on est comme le Johnny, plus proche de l'âge de la retraite que celui de l'âge tendre. S'agit-il d'écouter de la musique forte, d'arborer des vêtements slim fit, trop prêts du corps vu les années et les bourrelets du bonhomme (t'as vraiment l'air con avec cette chemise cintrée, on dirait un saucisson, comme dit la chanson) ? Faut-il boire comme un trou au risque de tout vomir ? Fumer tout et n'importe quoi jusqu'à ce que coma s'en suive ? Dois-je prendre un air détaché (parce qu'absent) à chaque fois que l'on me pose une question ? Pourrait-on m'enlever ces traces de poudre sur le nez ? Peut-on avoir l'air jeune même si l'on est vieux et frippé ? Alors Johnny, donne-nous ton secret pour avoir la rock n'roll attitude.
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mercredi, 28 mai 2008
L'haleine de l'hippo
On connait l'haleine du chacal, réputée nauséabonde. On connait celle du fenec, pas forcément mieux. Quant à celle du yak, on la soupçonne d'être vraiment dégueulasse. Mais qu'en est-il de celle de l'hippopotame ?
16:12 Publié dans Bloc Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 22 mai 2008
La nostalgie du petit garçon
Qui se souvient encore de ses amours de jeunesse ? De ce premier frisson parce qu'une jolie demoiselle a laissé traîner son regard, réajusté ses nattes et fini par lâcher un sourire ? Mon premier amour s'appellait Valérie (toute une époque). J'ai oublié le prénom des suivantes. J'étais la preuve que même très jeune l'être humain peut s'amouracher d'un congénère mâle ou femelle. Pour ma part, j'ai très vite basculé dans l'hétérosexualité. Les filles, c'était vraiment mon truc. Il fallait que je sente leur présence quand je jouais au foot ou aux billes ; il fallait que je sois à côté d'elles dans le car qui nous emmenait à la piscine ou la patinoire, il fallait qu'elles rêvent de moi autant que je rêvais d'elles. Elles étaient ma seule motivation pour aller à l'école chaque matin. Je n'envisageais la rentrée de septembre que d'un point de vue féminin, ma seule crainte étant l'absence de jolies filles dans ma nouvelle classe. Toute ma concentration était réservée à ma stratégie de conquêtes. Et à force de persévérance, j'obtenais une rapide étreinte ou un chaste baiser sur la joue. C'est dans ces moments là que j'étais le plus heureux des petits garçons.
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lundi, 19 mai 2008
S'il n'en reste qu'un, je serai celui-là
Pas question d'accepter le Blackberry qu'on me propose dans la boite. Tout le monde en rêve. Pas moi. J'y suis complètement opposé. La chose accélère le rythme de travail. C'est indéniable. Et c'est justement là le problème. On ne prend plus le temps de rien. Surtout plus le temps de réfléchir, faire la part des choses, distinguer l'urgent, l'important et le tout-venant. On se transforme en boite à questions-réponses ouverte 24h/24. Le chef pose la question. Il faut lui répondre dans la minute. Tout le monde prend de mauvaises habitudes. Pourquoi traiter les questions à un moment précis de la journée puisque l'outil permettrait de s'y coller n'importe où, n'importe quand. On avait déjà le téléphone portable, l'ordinateur portable. Ne manquait plus que lui, l'emmerdement portable. Et rien ne sera fait pour arranger les choses. Nous allons rester connectés de plus en plus tard et longtemps grâce à l'évolution naturelle de la technologie. Rien de bien grave s'il s'agit d'entretenir des relations ou vérifier la météo pour les prochains jours. Plus dangereux quand il devient impossible de se sortir d'un boulot qui vous poursuit même à la plage. Attention danger : le temps de travail n'a plus de réalité. C'est le flux tendu et l'assurance de finir complètement barjo. Alors, s'il vous plait, débranchez-moi avant qu'il ne soit trop tard.
09:52 Publié dans Bloc Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 05 mai 2008
Le premier sang
L'illustre John Rambo nous l'enseigna dans le premier opus de ses aventures : il ne faut jamais verser le premier sang. Car l'attaque ne se justifie jamais. Elle vise à agrandir ou conquérir un territoire et ne fait qu'illustrer la morne cupidité de l'être humain. L'être humain est bon au départ. S'il est mauvais, il ne fait que le devenir. Merci à toi Johnny de nous avoir inculqué ces bonnes pensées positives.
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samedi, 03 mai 2008
Les conversations de piscine
J'aime les conversations de piscine, ces instants privilégiés où l'on évoque des sujets essentiels : l'amour pour le sexe, le travail pour l'argent et l'avenir sous les cocotiers. On devient plus intelligent sous le double effet de la crème à bronzer et de l'apéro en plein soleil. Le paradis n'est plus très loin en barbotant paresseusement en compagnie de jolies filles dans une eau privatisée par de riches connaissances qui ont le bon goût de fermer les yeux le moment venu. Et le moment est venu. Il est grand temps d'arrêter de parler et d'agir. Cela fait une bonne vingtaine de minutes que je fais semblant de m'intéresser à tes minables histoires de boulot pendant que tu m'exhibes tes seins dans ce maillot trop petit pour être vraiment décent. Je n'en peux plus. La combinaison chaleur, alcool, senteurs exotiques m'affolent. Je propose donc une suspension de séance. Nous reprendrons les débats une fois seulement que ceux-là seront terminés.

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jeudi, 01 mai 2008
Mai 68
Tous les dix ans, nous y avons droit. Cette année plus que jamais, Mai 68, frappe fort parce qu'il a 40 ans, comme un certain nombre d'entre nous, les enfants des baby-boomers, les Caroline, Laurence, Valérie, Sylvie, Christophe, Nicolas, Stéphane, Eric, les héritiers de ces parents aux vélléités révolutionaires rangés aujourd'hui à l'abri de fantasmes idéologiques qui ont fait long feu. C'est la même question que l'on pose tous les dix ans : que sont devenues ces belles idées auxquelles on croyait tant ? Que vaudront-elles dans dix ans ? Peut-être aurons-nous la réponse alors ?
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