jeudi, 28 août 2008

Comment ça s'appelait avant ?

Parfois ou de plus ou souvent signaleront les mauvaises langues, on nous rabâche les oreilles avec des choses déjà entendues. Et pour peu que l'on s'en appercoive, on nous resservira la chose en la présentant comme du vintage ou autre connerie revival (c'est même pas français en plus toutes ces cochonneries, mon bon monsieur). Les exemples sont nombreux, il suffit juste de tendre l'oreille et d'ouvrir les yeux. Dans les années 90, on nous a servi Modern Talking, une version allemande du célébre duo pop de Philadelphie Hall & Oates (eux-mêmes étant une déclinaison chantante des magiciens résidents de Las Vegas, Siegfried  & Roy). Plus récemment Colplay, aussi talentueux soient-ils, ne font que reprendre une place laissée vacante par Supertramp ou Barclay James Harvest. Les rappeurs recyclent en permanence et les R&Bistes ne font que se copier leurs mélodies sirupeuses. La liste est tellement longue qu'on pourrait presque remonter à Mozart ou Beethoven. Gainsbourg n'avait-il pas, en son temps, tout bonnement ré-orchester du Chopin. Et André Rieu dans tout ça ?

modern_talking.jpg

Hall_and_Oates.jpgsiegfried_and_roy.jpg

lundi, 25 août 2008

Il faut raccrocher maintenant

4be2abec5ed145e024af6fa2fb809a36.jpgComment faisait-on sans téléphone portable ? On racontait moins de choses inutiles et on épargnait surtout au voisinage ses pronostics sur le prochain DG de la boite ou la prochaine copine de machin. On évitait d'exposer au monde entier les détails de sa vie privée dont tout le monde se fiche éperdument. On ignorait dans combien de temps tu arrives, abruti, puisque ce train est bloqué au milieu de nulle part et que personne ne daigne nous donner les raisons d'un arrêt aussi brutal en rase campagne. Quand le téléphone portable n'existait pas, on dormait dans le train et on n'était pas obligé de subir la médiocrité de nos contemporains.

mardi, 19 août 2008

Qui c'est ce mec là ?

Quand j'ai vu la tête de ce gars, je me suis dit qu'il avait de la chance car les femmes devaient certainement le supplier de les rendre heureuses, ne serait-ce que quelques minutes, juste le temps de l'étreinte et puis on s'oublie. Mais le gars s'est levé et j'ai vu sa cravate bi-colore affreuse sur chemise de satin blanc et là je me suis tourné vers Dieu en le remerciant. Il y a une justice. Belle gueule mais sapé comme un chimpanzé, ça chope dans les fêtes forraines mais pas au delà... J'ai pas vu les chaussettes mais on peut légitimement craindre le pire.

1dfdb9c002ac7eee8ff4ec1560ca6905.jpg

 

lundi, 18 août 2008

Le sourire du chameau

52ee80eb02ffc6ce7ba38688b362d229.jpgOn peut légitimement s'interroger sur le rire du chien, le cri de la girafe, la colère de la chèvre attachée à son piquet, la honte de l'autruche qui se terre, la dépression du poisson qui tourne en rond dans son bocal ou l'épuisement du hamster sur sa roue qui tourne, qui tourne... Mais qui s'est déjà intéressé au chameau, à son disgrassieux sourire, accablé par la chaleur et l'envie de boire un coup, enfin, contrairement à ce que prétend la légende ? Le pauvre animal est un oublié. Il n'a pas l'attention qu'il mérite et il convient de lui rendre son sourire, parce qu'il le vaut bien, non !?

samedi, 16 août 2008

Vue de la plage n°28

IMGP1247.JPGDerniers rayons avant de plier les serviettes, ramasser les seaux, les pelles, les mots fléché de l'été. La plage se vide de ses étranges habitants, ces estivants bariolés et bruyants qui l'ont souillé de détritus et de crème solaire indice 15, 30 ou 40. Les vacances s'achèvent sur une note gaie, un soleil toujours présent qui embellie même les plages sans charme. Elle serait forcément moins belle sous la pluie. Mais il n'est plus temps de penser à cela. Car on la regrette déjà en foulant son sol pour la dernière fois de l'été. Rendez-vous l'année prochaine si tout va bien, ou mal, peu importe, puisque qu'on ne sait de toute façon pas où aller ailleurs...

vendredi, 15 août 2008

Vue de la plage n°27

plage-en-pluie.1187093307.jpgJour de pluie. La peau rougie par le soleil des derniers jours connaît enfin un peu de répit. Inutile de chausser les lunettes aujourd'hui, on voit le monde avec ses vraies couleurs et non déformé par des verres teintés. La vie est soudain moche sans le farniente et le sable chaud. Le linge qui séchait dehors ne sèche plus. Les selles des vélos sont trempées. Le barbecue est inondé et la sieste à l'abri du grand arbre est vraiment compromise. Alors, comme la télé ne fonctionne plus, il ne reste plus qu'à se recoucher avec un bouquin en espérant que le sommeil sera le plus fort et nous fera oublier cette triste journée sans plage ni soleil.

jeudi, 14 août 2008

Vue de la plage n°26

boat300.jpgLeur arrivée a fait sensation. La vie sur le port s'est soudain arrêtée. Les regards se sont tournés vers ce bateau incroyable où des paires de seins nus et lourds se sont mis à danser au son d'une musique trop forte pour la discrétion habituelle de ces lieux. Personne n'était préparée à un tel spectacle. Personne n'a rien dit. Les gens ont regardé. Certains ont pris des photos, d'autres ont filmé. Tout le monde a voulu immortaliser ce moment pour être capable de le raconter au retour de vacances. On avait jamais vu cela dans le coin, comme si l'exubérance des soirées tropéziennes débarquait sans crier gare dans ce havre de paix familial et très conventionnel. La gendarmerie s'en est vite mêlée pour, on pourrait le supposer, faire baisser le niveau sonore de ce happening. A moins que les gendarmes, qui sont aussi des hommes, n'aient voulu s'assurer de l'authenticité de la marchandise. Le bateau est en tout cas vite reparti et on a retrouvé le calme et l'ennui de notre station balnéaire préférée.

mercredi, 13 août 2008

Vue de la plage n°25

enfantspalge.jpg"Voilà, c'est réglé, enfin seule, les enfants sont partis se baigner, fabriquer des piscines et jouer dans les vagues. Ils ont emmené leurs copains mal élevés et bruyants. Je n'en pouvais plus de les entendre se chamailler pour tout, le râteau, la pelle, la taille du morceau de pain et la couleur de la bouée. Ces enfants sont odieux et encore plus sur le sable avec leurs camarades sans parents pour les mâter. Je suis la bonne poire de service qui se coltine les gamins pendant que les parents font du bateau ou de la plongée. J'ai le mal de mer et celui des profondeurs. Et comme je ne sais pas dire non, c'est à moi que revient la mission de surveillance, une mission de confiance, m'assure-t-on. J'ai beau protester mollement, je finis à chaque fois avec une vraie colonie d'hystériques. Vivement la rentrée qu'on les rende à leurs maîtres tous ces sales gosses !"

mardi, 12 août 2008

Vue de la plage n°24

cramee.jpg"Je sais, je ne devrais pas mais impossible de résister à une belle journée de soleil, allongée sur la plage. On me dit que je prends des risques avec ma santé, brûlures, cancer de la peau mais peut-être que demain il fera mauvais. Je ne voudrais pas avoir de regrets. Profite du moment ma vieille ! Carpe Diem et n'oublie pas ta crème ! J'ai bien essayé de prendre des gellules avant mais ça marche pas. J'ai juste englouti des fortunes dans ces foutues boites et voilà le résultat, avec ma peau d'anglaise, je finis invariablement comme un homard. Qui voudra de moi ce soir dans son lit ? En fait, je ne crois pas que ce soit une bonne idée de m'avoir dans son lit ces prochains jours. Tellement chaude qu'il pourrait se brûler. Un volontaire quand même ?"

lundi, 11 août 2008

Vue de la plage n°23

gros.jpgAucune honte à avoir, pas de raison de se cacher, il fait comme tous les autres et exhibe ses kilos en trop parce que ça fait du bien de brûler un peu de gras. Il a trimé toute l'année et a donc mérité sa place ici, comme tout le monde. C'est sûr, il fait moins joli que certains mais la plage n'est pas réservée aux gens bien foutus. Les tordus et les vilains peuvent aussi se prélasser au soleil. Ils les emmerdent avec leurs regards désapprobateurs et leurs cinq fruits et légumes par jour. Lui, il mange ce qu'il aime et tant pis s'il prend des risques avec sa santé. C'est son problème. D'ailleurs, il va bientôt se réveiller et se mettra en bouche avec un beignet ou un chichi si le gars de l'autre jour pense bien à passer dans son coin. Une plage sans beignet, c'est triste à mourir.

Toutes les notes