lundi, 29 décembre 2008

#9 - La farce cachée de l'entreprise

52.jpgAprès la fête… le blues. Dès le lendemain, on cherche surtout à savoir si cette personne si charmante la veille conservera ses indéniables vertus une fois la lumière rallumée et les effets du champagne dissipés. C’est aussi la course à l’information truculente, le ragot bon marché faisant état de baisers volés, mains baladeuses et autres démonstrations désinhibées par l’ambiance feutrée, le buffet et l’alcool. Qui est donc reparti au bras de qui ? D’habitude, on compte sur moi pour obtenir ce genre de renseignement. Mais là je suis bien désolé. Je n’ai rien vu. J’avoue avoir été accaparé toute la soirée par une piteuse approche d’Eglantine, pas du tout intéressée par ma danse de l’amour, insensible à mon charme, allant jusqu’à ignorer mon détestable chantage suite à mon espionnage du côté du local à photocopieuse. Cette petite ne doute de rien et surtout pas de son pouvoir charnel puisqu’elle m’a dit se moquer que l’on sache qu’elle ait pu fricoter avec Georges, notre sex machine de la communication. «Que peut-on vraiment me reprocher ? » m’a rétorqué l’effrontée après avoir insinué que je pourrais faire remonter l’information. Elle s’en fout complètement. De sa réputation, de se faire virer, de ce job, de cette boite, elle se fout de tout et n’a donc peur de rien. C’est une bonne façon de voir les choses. La démarche manque indéniablement de perspective mais j’admire son aplomb, ce qui la rend encore plus désirable. Ne reste plus qu’à espérer, la concernant, qu’elle se décide à changer de philosophie et se résolve un jour à accepter l’hospitalité protectrice de mes bras musclés. Dossier à suivre…

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