lundi, 12 janvier 2009

#11 - La farce cachée de l'entreprise

155.jpgYvonne, la responsable du recrutement, a un cul admirable. Cette fille n'est pas spécialement jolie, elle se situerait même à la frontière de l'internationale des moches, mais elle laisse deviner un corps spécialement conçue pour les amateurs de formes généreuses et bien proportionnées. Et dans la catégorie des arrière-train de compétition, elle occupe de facto le haut du podium. Ce genre de charme ne me laisse pas insensible. J'avoue cette faiblesse parmi tant d'autres. Certains diraient que la déontologie m'empêche d'aborder le sujet sexuel avec Yvonne. Balivernes de trouillards ! Car la déontologie s'arrête là où commence mon bon plaisir. C'est plutôt du côté de sa voix que je suis gêné. Sa voix m'est insupportable. Cette façon de geindre avec le nez la fait ressembler à un instrument de musique improbable, quelque chose entre la trompette en plastique, la mue de l'adolescent et l'atroce souffrance d'un animal exotique (un petit singe ou un oiseau rare). Je l'ai déjà entendu se régaler à table. Je crains donc le pire si nous devions passer aux choses vraiment sérieuses. On m'a dit d'ailleurs que j'avais toutes les bonnes raisons de me méfier sur ce point. La dame peut certes se montrer exaltée, elle est avant tout sonore et démonstrative. Mais c'est plus fort que moi. Je ne sais pas résister. La gourmandise, toujours la gourmandise, cette irrésistible besoin de satisfaire des envies permanentes surtout lorsqu'il s'agit du charme de ces dames qui me font de l'oeil à longueur de journée. C'est fatiguant tout ce désir qui ne demande qu'à être assouvi. Et moi je ne suis là que pour rendre service au fond. C'est un peu ce que je me dis au moment où je coince Yvonne à la sortie des toilettes. L'étreinte est brève, torride et prometteuse. Elle me donne rendez-vous chez elle, ce soir, avec la promesse d'une aventure sans lendemain, juste pour se détendre après une journée de boulot. J'adore ça. Etre juste pris pour un drink !

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