lundi, 26 janvier 2009
#13 - La farce cachée de l'entreprise
Finalement, on se remet assez facilement d'une rupture. et ce d'autant plus que cela n'en est pas vraiment une. Nous n'avons rien vécu avec Yvonne. Une banale histoire d'un soir, certes torride mais vouée à s'arrêter là parce que nous l'avions décidé ainsi dès le début, surtout moi. J'ai beau jeu après coup de singer l'amant éconduit, je n'ai eu que ce que je méritais. Mais voilà, sous la carapace de l'amant impénitent se cache ce grand romantique que je n'ai jamais cessé d'être. Il s'agit de faire bonne figure maintenant et oublier cette fille, qui rappelons-le est loin d'être terrible. Alors à quoi bon se lamenter. Mais même les moches peuvent faire pleurer !
Serge, fin psychologue devant l'éternel, a senti un changement, une légère contrariété chez son collègue. Il viendrait presque se frotter comme un animal domestique bien décidé à rassurer son maître et s'assurer de sa gratitude pour plusieurs générations. "C'est bon Serge. Je m'en remettrai. Rien de grave. J'ai juste un peu le bourdon après l'amour. Juste par gourmandise car j'en aurai bien pris encore une part. Tout va bien. Tu peux arrêter tes yeux de cocker neurasthénique." Mais je me suis trompé. Serge n'est en rien attristé par mon sort. Il a besoin de moi pour quelque chose et ne sait pas comment me le demander. Alors il me tourne autour en attendant que je l'interroge, que je m'inquiète pour lui et que je lui propose mon aide. Il fait son grand timide et cela a le don de m'exaspérer. "Mais qu'est-ce que tu veux à la fin ?"
12:09 Publié dans La Farce cachée de l'entreprise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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