mardi, 14 avril 2009

#20 - La farce cachée de l'entreprise

psychose.jpgLe minimum syndical a été assuré. Apparement la DRH a apprécié sa soirée, notamment la fin. Je n'ai pas eu besoin de forcer mon talent car elle démarre au quart de tour la Josy. Une bonne vieille mécanique, classique et robuste, une routière endurante et fiable. J'espère avoir été clair dans mes intentions. Je ne souhaite pas instaurer quelque chose de durable entre nous. Notre échange certes intense n'avait qu'une vocation catarcitique, hygiénique et rien de plus. Elle ne doit pas en vouloir davantage. C'est dangereux. Pour l'équilibre naturel des choses, pour notre relation, pour la pérenité de mon job, surtout. C'est bien le genre d'hystérique capable de me mettre à la la porte parce que je n'aurais pas été capable un soir de la faire décoller. Une psychopathe. Je l'imagine bien avec son couteau à grande lame, venant hanter les couloirs de mon immeuble, les yeux exorbités, la bave aux lèvres, prête à me dépecer parce que j'aurais eu des velléités de mettre fin à notre relation (ça rappelle un film, non ?!). J'ai peur de ce genre cinglée, célibataire suspecte, maîtresse abandonnée inconsolable qui pourrait commettre l'irréparable suite à un différent avec un jeune mâle trop lâche pour la plaquer proprement et qui aurait ignoré ses appels et ses messages en guettant la lassitude de l'éconduite. J'ai toujours eu peur de ce genre de situation. C'est bien pour cela que je prends toujours soin de bien sélectionner mes partenaires. Dans un premier temps, je ne fournis jamais d'information compromettante, ni numéro de téléphone, ni adresse, ni email, rien qui pourrait mettre mon intégrité physique ou mentale en danger. C'est toujours moi qui prend contact. Si la confiance s'établit, si elle commence à montrer de réels signes de fiabilité, alors je lâche un peu de leste. Mais jamais avant d'être bien certain que je ne risque rien et surtout pas de me retrouver nez à nez avec une cinglée. Certains ont la phobie des araignées ou des serpents. Moi je crains plus que tout les folles avec des grands couteaux. Chacun son truc...

 

 

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