mardi, 21 avril 2009
#21 - La farce cachée de l'entreprise
Les bonnes vacances, les vraies, les grandes, de plusieurs semaines avec farniente et apéro à gogo, se préparent longtemps à l'avance. On n'improvise pas les vacances d'été. Les vacances d'été ont quelque chose de sacré, tout le pays se mobilise pour que juillet et août soient les plus réussis, les plus inoubliables, comme si le reste de l'année n'était consacré qu'à la réussite de ces deux mois là. Je ne crois donc pas aux vacances de dernière minute, surtout pas pour cette période. Le risque est trop grand de se retrouver dans une location pourrie avec literie défoncée, vaisselle en plastique, plomberie défaillante, pas de télé, ni d'internet, un endroit misérable avec la météo qui va avec. Je prépare donc dès maintenant mon mois d'été, toujours en France car mon côté très chauvin prend le dessus. Mon pays regorge de bonnes idées et je ne pense pas avoir assez de toute une vie pour en avoir fait le tour. J'aime mon pays. J'en suis fier et je trouve toujours dommage qu'on ne sache pas l'apprécier à sa juste valeur. Je veille donc au grain et suis toujours très attentif aux prestations proposées par nos professionnels du tourisme. Cette année, j'hésite entre la Normandie et la Bretagne. Dans les deux cas, je ne m'attends pas à attraper des coups de soleil, même si mon été le plus chaud se déroula il y a quelques années en Normandie lors d'une canicule monumentale de sinistre mémoire. Je partirai seul et ne rejoindrai donc pas le troupeau familial dans la maison familiale avec les traditionnelles disputes familiales et les repas familiaux autour des éternels sujets qui fâchent et des bons petits plats qui réconcilient tout le monde. Je n'irai pas avec eux cette année car j'estime avoir atteint l'âge de ne plus passer mes vacances avec mes parents, mes frères et soeurs et mes cousins...
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mardi, 14 avril 2009
#20 - La farce cachée de l'entreprise
Le minimum syndical a été assuré. Apparement la DRH a apprécié sa soirée, notamment la fin. Je n'ai pas eu besoin de forcer mon talent car elle démarre au quart de tour la Josy. Une bonne vieille mécanique, classique et robuste, une routière endurante et fiable. J'espère avoir été clair dans mes intentions. Je ne souhaite pas instaurer quelque chose de durable entre nous. Notre échange certes intense n'avait qu'une vocation catarcitique, hygiénique et rien de plus. Elle ne doit pas en vouloir davantage. C'est dangereux. Pour l'équilibre naturel des choses, pour notre relation, pour la pérenité de mon job, surtout. C'est bien le genre d'hystérique capable de me mettre à la la porte parce que je n'aurais pas été capable un soir de la faire décoller. Une psychopathe. Je l'imagine bien avec son couteau à grande lame, venant hanter les couloirs de mon immeuble, les yeux exorbités, la bave aux lèvres, prête à me dépecer parce que j'aurais eu des velléités de mettre fin à notre relation (ça rappelle un film, non ?!). J'ai peur de ce genre cinglée, célibataire suspecte, maîtresse abandonnée inconsolable qui pourrait commettre l'irréparable suite à un différent avec un jeune mâle trop lâche pour la plaquer proprement et qui aurait ignoré ses appels et ses messages en guettant la lassitude de l'éconduite. J'ai toujours eu peur de ce genre de situation. C'est bien pour cela que je prends toujours soin de bien sélectionner mes partenaires. Dans un premier temps, je ne fournis jamais d'information compromettante, ni numéro de téléphone, ni adresse, ni email, rien qui pourrait mettre mon intégrité physique ou mentale en danger. C'est toujours moi qui prend contact. Si la confiance s'établit, si elle commence à montrer de réels signes de fiabilité, alors je lâche un peu de leste. Mais jamais avant d'être bien certain que je ne risque rien et surtout pas de me retrouver nez à nez avec une cinglée. Certains ont la phobie des araignées ou des serpents. Moi je crains plus que tout les folles avec des grands couteaux. Chacun son truc...
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samedi, 11 avril 2009
Ce week-end, c'est la feria

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jeudi, 09 avril 2009
#19 - La farce cachée de l'entreprise
Avec le printemps revenu, les oiseaux chantent, les couches de vêtements diminuent et la perspective de l'étreinte sous la porte cochère, à l'égard des regards indiscrets, l'étreinte furtive, le baiser volé, la promesse d'un plaisir fugace et léger, tout cela rejaillit comme par enchantement, comme si le soleil et la douceur de l'air avaient des vertus magiques, comme si soudain nous pouvions pénétrer dans un monde merveilleux fait surtout d'amour et de plaisirs sans conséquence. Depuis mon desk, j'observe ce ballet charmant qui se déroule sous mes yeux, depuis la rue. Parfois l'une de ces silhouettes entre dans notre bâtiment et se transforme en visiteur ou en employée. C'est le moment que je préfère, juste avant que ce corps deviné ne fasse son entrée. Le fantasme s'arrête là. Dès que la personne s'est révélée, elle n'a plus d'intérêt... Et bien oui, il faut bien avouer qu'il faut s'occuper comme on peut quand on a un job de merde comme le mien. J'éprouve de la tristesse quand je vois à quel point je peux m'ennuyer parfois. Heureusement la DRH sait toujours me sortir de ma torpeur. Josy, c'est son nom (et aussi celui d'une vache, non ?!), a accepté de boire un verre avec moi ce soir. Dès qu'il s'agit de boire un coup, elle est toujours partante, je le sais. Qui plus est, l'éventualité d'une coucherie rapide et sans lendemain avec un subalterne ne peut que la mettre de bonne humeur. "Que me vaut l'honneur de votre invitation?" Je n'ai pas répondu ou plutôt si, j'ai laissé planer le doute, en évoquant une surprise, une réponse énigmatique que j'ai voulu sexy. J'ai fait mouche. A la façon que Josy a de s'adresser à moi aujourd'hui, je sens bien que la lutte finale n'est plus très loin camarade. par contre, j'ai franchement intérêt à assurer si je ne veux pas être licencié dans la foulée...
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