mercredi, 04 novembre 2009
#38 - La farce cachée de l'entreprise
Et si tout reposait sur le concept du 'guy next door' ? J'ai vu que cela fonctionnait assez bien pour les filles, le fantasme de la fille d'à côté, la voisine du dessus soudain transformée en tigresse lubrique, qui derrière les lunettes de l'honnête travailleuse et l'austérité de ses vêtements cache une personnalité originale et surtout une sexualité débridée. Et pour les hommes qu'est-ce que cela donnerait ? Le coup du facteur semble carrément dépassé, à moins peut-être d'opérer dans des campagnes encore très reculées. Mais seraient-elles encore prêtes à payer ces femmes qui depuis des générations se tapent le facteur gratos pendant que le mari est bien trop occupé par ses champs ou ses bêtes ? Tout simplement inimaginable ! Le 'guy next door' évolue en milieu éminemment urbain auprès d'une clientèle allant de la ménagère en mal de câlin à l'executive woman surmenée et sans temps à consacrer à la recherche d'un partenaire pour l'accouplement. Le 'guy next door' est l'incarnation du fantasme du plombier à domicile ('bonjour c'est le plombier, hum !'), de l'installateur du câble ('bonjour je suis l'installateur du câble, hum, hum !'), du livreur de pizza (bonjour, c'est le livreur de pizza, hum, hum, hum !) du réparateur de lave-vaisselle ('bonjour, c'est Darty ma p'tite dame !). Il est l'objet de toutes les convoitises car il est accessible et disponible, et bien sûr extrêmement serviable. Je veux bien être cet homme là, un homme objet que l'on oublie après usage et que l'on rappelle quand l'envie devient trop pressante. Je serai sans conséquence, si ce n'est financière parce qu'il faudra vous acquitter d'au moins deux cents euros, mesdames. Comme les nouveaux péages, tout dépendra de l'heure de passage, et si la prestation de service demandée a lieu en semaine ou pendant le week-end. J'ai préparé une grille assez simple directement disponible sur ma page internet. Tarif public et non négociable. Ne reste plus qu'à ouvrir ma petite affaire...
10:34 Publié dans La Farce cachée de l'entreprise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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