samedi, 28 novembre 2009
Comment quitter sa boite le jour où l'on a touché le gros lot ?
Précision qui a son importance, le gros lot n'a rien à voir avec ce que les américains appellent la BBW (big beautiful woman) mais s'incarne intégralement dans une somme d'argent jugée rondelette par le commun des mortels. Depuis que l'on parle en euros, on peut estimer que le gros lot démarre au delà du million et qu'il n'a pas de limite maximum, à en juger les montants astronomiques mis en jeux par l'Etat français (n'oublions que c'est le même organisme qui fait miroiter la fortune et ponctionne le fruit du travail par l'impôt) notamment lorsqu'il mutualise ses moyens avec d'autres voisins. Bref, le gros lot, c'est beaucoup d'argent et cela donne forcément l'envie de quitter son job et faire éventuellement un bras d'honneur à son patron si c'est un crétin-prétentieux avéré ou juste pour le plaisir d'être enfin puissant après toutes ces années d'asservissement. Tout le monde a vu cette pub entrée dans l'histoire où un gars débarque en plein conseil d'administration en caleçon avec une tête de volatile jaune. Tout simplement jouissif, non ?! Mais maintenant c'est du déjà vu. Il faudra donc trouver autre chose. Un autre déguisement a minima. Batman ? Bob l'éponge ? Super Tomate ? La Mère Denis ? Le Père Noël en short ? Un nu intégral ? Le choix est large. Donc rien n'empêche de venir déguisé plusieurs fois pour étaler ses panoplies car plus rien ne sera interdit.
Plus sobrement, on peut aussi disparaître du jour au lendemain, s'enfuir à l'étranger et se garder de donner la moindre nouvelle pour resurgir un beau matin et embarquer l'assistante du grand patron dans un grand restaurant puis dans le plus bel hôtel de la ville. On pourrait aussi ne rien dire et ne rien faire, venir comme tous les jours et faire son boulot comme si de rien n'était et ne plus parler à personne, devenir ce personnage soudain énigmatique et donc sexuellement attirant. Les possiblités sont infinies. Ne manque plus qu'une chose à l'accomplissement de la tâche : tous ces torrents d'argent...
08:07 Publié dans Bloc Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 25 novembre 2009
#40 – La farce cachée de l'entreprise
Voilà, c'est décidé, je me lance à fond dans mon entreprise et j'arrête de tourner autour du pot. Vélléitaire à vie, très peu pour moi. Tous ces gens qui rêvent de grandeur, de quelque chose au moins, et qui ne s'en donnent pas les moyens, m'agacent souverainement. Les pochetrons restent au stade de la résolution de bistrot, accoudés au bar après trois tournées bien déterminés à changer les choses sitôt la dernière gorgée avalée. Pathétique. Je ne veux pas être de ceux là.
J'ai donc demandé à Yvonne une rupture conventionnelle de mon contrat de travail et la DRH n'a fait aucune difficulté, comme si elle était contente de se débarasser enfin de moi. Avec cette nouvelle façon de quitter l'entreprise, qui dit départ volontaire sans pertes, ni fracas, signifie les plus souvent création d'une activité dans la foulée. Auto-Entrepreneur, c'est tout moi ça maintenant. Mon départ suscite donc des interrogations. Qu'est-il bien capable de faire le Stan de l'accueil, à part l'accueil justement vu que ça fait des années qu'il ne fait que ça et que cela étonnerait tout le monde qu'il puisse faire autre chose pour gagner sa vie. Mystère. Celui-ci doit demeurer entier. Pas question que je leur donne ce plaisir. Et puis on ne sait jamais, peut-être parmi ces dames de l'entreprise y a-t-il des futures clientes que je ne voudrais pas effrayer.
Solde de tout compte et certificat de travail en main, cela veut dire que c'est terminé. Je quitte la maison sans les honneurs du pot de départ, les fausses larmes et le cadeau de circonstance. Je pars comme je suis venu, avec la modestie qui caractérise la fonction occupée pendant toutes ces années. Je pars sans regret avec l'espoir d'une nouvelle vie plus intéressante. Je quitte cette farce permanente de l'entreprise et j'abandonne mon rôle à un autre. Au suivant...
Fin de la série. La suite début 2010.
10:54 Publié dans La Farce cachée de l'entreprise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 21 novembre 2009
L'orange vous va si bien

08:10 Publié dans Clichés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 19 novembre 2009
Beaujolais Nouveau is back again
Où en est la tradition du Beaujolais Nouveau en 2009 ? Alors que la consommation d'alcool dans la rue est désormais menacée, combien de temps nous reste-t-il encore pour savourer en nombreuse compagnie un ou plusieurs verres de ce breuvage souvent annoncé comme très fruité, trop acide pour les estomacs délicats, anormalement rouge pour les esprits suspicieux mais toujours bon pour le tiroir-caisse ? On se pose la question chaque année en se promettant que cette fois est la dernière et puis on y retourne car les traditions, surtout lorsqu'elles revêtent leurs plus beaux habits de fête, valent toujours la peine d'être perpétuées.
16:48 Publié dans Bloc Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
C'est un peu la honte, non ?
On parle déjà de la main de Dieu, en référence directe au geste de Maradona qui avait permis à l'Argentine d'alors de sortir victorieuse d'un quart de finale mémorable contre l'Angleteterre. Les commentateurs s'enflamment déjà un peu trop. Car il s'agissait là de Diego Maradona et on disputait un quart de finale de Coupe du Monde qui sera finalement remportée par la même Argentine. En restant raisonnable, on se souviendra qu'on disputait le 18 novembre 2009, au Stade de France un modeste match de barrage, que la physionomie du match avait peu à voir avec la réputation passée d'une équipe qui connut son heure de gloire quelques années auparavant quand elle possédait des joueurs de grand talent, un esprit authentique et de vrais leaders. Malheureusement, nous vivons encore dans le souvenir de moments glorieux. Or, l'équipe de France est aujourd'hui une équipe parmi d'autres, avec des joueurs comme les autres et donc faillibles voire parfois limites, un sélectionneur plus que jamais décrié à cause de son manque de charisme et qui ne doit lle maintien à son poste qu'à la chance (une main en 2009, le retour inespéré des prodiges en 2006), un avenir qui se joue en permanence sur le fil du rasoir. Bref, notre belle équipe de bleu vêtue a vécu et les doutes sont largement permis sur l'intérêt de la voir évoluer dans un jeu désormais sans inspiration.
11:06 Publié dans Bloc Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 18 novembre 2009
#39 – La farce cachée de l'entreprise
Je me souviens d'une époque pas si lointaine où il fallait être un as de l'informatique pour éditer sur internet. Cette époque est désormais révolue. N'importe qui peut publier n'importe quoi, n'importe quand. Et c'est tant mieux dans mon cas car je peux démarrer sans plus attendre. J'ai sélectionné les photos, celles où je suis seul, bronzé, souriant et avec cet air recommandable qui me fait passer pour un gendre idéal, même si ce n'est pas le but recherché ici, mais on s'en fout ça rassure le chaland et c'est bien là le principal. Pour le reste, les clichés plus suggestifs, voire coquins, j'ai acheté un petit appareil numérique avec un pied. A en croire ce que j'ai observé, il est inutile de basculer dans la pornographie pour susciter l'intérêt. Le suggestif devrait suffire. Afin d'établir mon book de référence, j'aurais pu compter sur la complicité d'un tiers de confiance mais cette personne n'existe pas. Qui serait, dans ce cas de figure, suffisamment digne de confiance pour entrer dans la combine en jurant sur la tête de plusieurs générations que non il ne dévoilera pas les projets d'expansionisme sexuel du grand Stan ? Personne, absolument personne. Inutile de rêver. Ma vie, tout le monde s'en fout mais ce genre d'information croustillante, ça intéresse tout le monde. Pensez donc m'sieurs, dames, ce brave gars dont vous croisez le regard tous les matins en arrivant au bureau n'est en fait pas celui qu'il prétend être, un modeste hôte d'accueil d'une PME prospère. C'est une escorte masculine, une putain de luxe, un guy next door dont vous pouvez abuser sexuellement si vous êtes disposées, mesdames (ladies only !) à débourser au moins trois cents billets. Vu comme ça, la marchandise n'a plus la forme, ni la même couleur. Je dois donc me débrouiller seul pour la mettre en scène et surtout en valeur avec l'aide d'un retardateur récalcitrant. Pas facile d'être un homme objet !
10:53 Publié dans La Farce cachée de l'entreprise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 13 novembre 2009
Gentillesse ?
Inutile de se leurrer. Si l'on décrète que telle journée sera le jour de quelque chose, c'est qu'il y a un marchand en embuscade prêt à vendre n'importe quoi. Concernant le jour de la gentillesse, le 13 novembre, il y a forcément lieu de se poser la question. Tout d'un coup, alors que la crise bat encore son plein, que la grippe a dépassé le simple stade de la menace et que l'avenir du monde semble compromis à partir de 2012, on nous balance un jour de la gentillesse, le jour même du Super Loto et de la cagnotte du Quinté. Qui se cache donc derrière cette plaisanterie ? Qui va gagner de l'argent en proclamant de telles réjouissances ? C'est peut-être encore un peu tôt pour en parler. L'avenir nous dira qui sera susceptible de s'enrichir sur le dos de notre bon cœur, m'sieur, dame...
15:46 Publié dans Bloc Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 10 novembre 2009
C'est la saison du Dino
Pourquoi, à l'approche de Noël, me vient-il une envie irrésistible de m'écouter du Dean Martin en boucle ? Tandis que l'hiver nous contraint à l'abri, à passer un col roulé, à chausser d'épaisses chaussettes de laine qui gratte, à se blottir les uns contre les autres, à se rapprocher du feu, la voix chaude du crooner nous enveloppe dans son cocon et ne manquent plus que quelques flocons de neige, des lumières qui clignotent et c'est tout le gnangnan du cliché de Noël qui surgit. Vas-y donc Dino, pousse-nous ta chansonnette. "It's a marshmallow world in the winter..."
13:28 Publié dans Bloc Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 04 novembre 2009
#38 - La farce cachée de l'entreprise
Et si tout reposait sur le concept du 'guy next door' ? J'ai vu que cela fonctionnait assez bien pour les filles, le fantasme de la fille d'à côté, la voisine du dessus soudain transformée en tigresse lubrique, qui derrière les lunettes de l'honnête travailleuse et l'austérité de ses vêtements cache une personnalité originale et surtout une sexualité débridée. Et pour les hommes qu'est-ce que cela donnerait ? Le coup du facteur semble carrément dépassé, à moins peut-être d'opérer dans des campagnes encore très reculées. Mais seraient-elles encore prêtes à payer ces femmes qui depuis des générations se tapent le facteur gratos pendant que le mari est bien trop occupé par ses champs ou ses bêtes ? Tout simplement inimaginable ! Le 'guy next door' évolue en milieu éminemment urbain auprès d'une clientèle allant de la ménagère en mal de câlin à l'executive woman surmenée et sans temps à consacrer à la recherche d'un partenaire pour l'accouplement. Le 'guy next door' est l'incarnation du fantasme du plombier à domicile ('bonjour c'est le plombier, hum !'), de l'installateur du câble ('bonjour je suis l'installateur du câble, hum, hum !'), du livreur de pizza (bonjour, c'est le livreur de pizza, hum, hum, hum !) du réparateur de lave-vaisselle ('bonjour, c'est Darty ma p'tite dame !). Il est l'objet de toutes les convoitises car il est accessible et disponible, et bien sûr extrêmement serviable. Je veux bien être cet homme là, un homme objet que l'on oublie après usage et que l'on rappelle quand l'envie devient trop pressante. Je serai sans conséquence, si ce n'est financière parce qu'il faudra vous acquitter d'au moins deux cents euros, mesdames. Comme les nouveaux péages, tout dépendra de l'heure de passage, et si la prestation de service demandée a lieu en semaine ou pendant le week-end. J'ai préparé une grille assez simple directement disponible sur ma page internet. Tarif public et non négociable. Ne reste plus qu'à ouvrir ma petite affaire...
10:34 Publié dans La Farce cachée de l'entreprise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 03 novembre 2009
La collection



Elles affluent de partout. Les vraies jolies femmes se font d'abord discrètes. Puis soudain, les voilà qui nous éclaboussent de leur beauté. Comment réagir ? Feindre l'indifférence et ignorer ce don du ciel posé juste là devant les yeux ? Se jeter à corps perdu dans une improbable conquête ? Ou surtout ne rien faire de peur que la vision ne disparaisse. Je préfère profiter du spectacle tant qu'il dure, ne plus bouger et enregistrer les images pour les ranger dans ma collection.
13:48 Publié dans Bloc Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

